Le premier numéro de l’année 2012 vient de sortir!

C’est reparti pour une nouvelle année: le numéro Hiver 2012 est encore tout chaud et Postes Canada devrait le recevoir d’ici deux jours… Deux autres numéros seront bientôt publiés, car ils vont paraître en mars et en avril. Bonne lecture!

François Huot, rédacteur en chef

Sapins de Noël: naturel ou artificiel?

À l’approche du temps des fêtes, quand vient le temps de choisir son arbre de Noël, plusieurs se demandent: naturels ou artificiels? Une question qui anime parfois des passions. D’un côté, on dit que l’arbre naturel reste le meilleur choix. Parce que pendant sa production il a contribué à lutter contre le réchauffement de la planète par la séquestration de carbone. De l’autre côté, on dit que l’arbre artificiel est préférable puisqu’il peut être utilisé année après année sans recourir aux fertilisants et aux pesticides. À première vue, le sapin artificiel peut même sembler plus écologique puisqu’il est fait de plastique recyclé et qu’il permet de «sauver» un arbre et durer longtemps.

La firme Montréalaise Ellipsos, experts conseils spécialisés en développement durable, s’est penchée sur la question et a fait une analyse du cycle de vie (ACV) du sapin naturel et du sapin artificiel.

L’ACV permet de calculer les effets d’un produit ou d’une activité sur l’environnement durant son cycle complet de vie, en passant par l’extraction des ressources, la transformation, l’utilisation et finalement sa fin de vie utile.

Globalement, cette étude révèle qu’un arbre de Noël artificiel devra être utilisé pendant au moins 20 ans, pour avoir aussi peu d’impact sur l’environnement que le sapin de Noël naturel.

Combien de temps généralement on garde un sapin artificiel? 6 ans.

Un arbre de Noël naturel génère environ 3 kg de gaz à effet de serre alors qu’un arbre artificiel en émet environ 8 kg par année. Au bout de 6 ans, le sapin naturel aura donc généré 18 kg de gaz à effet de serre alors que l’artificiel en aura généré 48.

Il faut aussi souligner que contrairement à un mythe couramment véhiculé, la récolte de sapin de noël ne contribue pas à la déforestation. Ils sont cultivés dans des plantations spécialement aménagées sur des terres autrement incultes. Les sapins qu’on qualifie de sauvageons sont souvent des sapins moins beaux qu’on coupe pour laisser la place à d’autres qu’on va vendre en plus gros format. Aussi, on exporte énormément de sapins de Noël vers les États-Unis et le Mexique.

L’étude de la firme ellipsos a considéré l’utilisation du sapin naturel dans la région de Montréal. L’arbre naturel  est donc récolté dans une plantation située à environ 150 km au sud de la ville. L’arbre artificiel est fabriqué en Chine et expédié à Montréal par paquebot et train via Vancouver.

Le cycle de vie de l’arbre naturel est divisé en quatre étapes : la production en pépinière sur une période de quatre ans, à l’extérieure pendant 11 ans et le trépied, l’usage à la maison et la fin de vie.

Celui de l’arbre de Noël artificiel comprend la production dans une usine de Beijing (incluant la distribution), le transport par le client, l’usage à la maison et la fin de vie

Pour ce qui est de la fin de vie, 50% des arbres à Montréal sont envoyés à un lieu d’enfouissement et le reste est convertie en copeaux de bois qui sont utilisés en remplacement du mazout dans une papetière.

La récolte de 20,000 à 25,000 arbres après les fêtes produit environ 200 tonnes de combustible.

Tour du monde

En Belgique, la production atteindre 4 millions d’arbres dont 80% partent pour l’exportation, dans les pays voisins et en Italie. Les sapins belges parcourent en moyenne 1000 kilomètres

Le Danemark est le plus important exportateur au monde de sapins de Noël où 4 000 exploitants exportent 10 millions d’arbres. Un commerce qui rapporte annuellement près de 150 millions d’euros.

La France cultive 50 % des sapins de Noël vendus sur son territoire.

Dans l’hémisphère sud ou Noel tombe en plein été on utilise parfois de petits pins colonnaires ou la cime d’un pin adulte ou encore le pohutukawa qui produit des fleurs rouges à Noël.

Retombées économiques et environnementales

Au Canada, 300 entreprises spécialisées cultivent annuellement plus de 110 km² d’arbres de Noël pour une récolte de deux millions d’arbres. Les revenus sont évalués à 30 millions de dollars et on exporte pour près de 48 millions de dollars d’ornements dérivés du sapin.

Tous les arbres de Noël produits au Canada filtrent l’air de 1,5 million de personnes, soit approximativement la population de l’Île de Montréal.

Les pesticides

Concernant l’utilisation des pesticides, il faut savoir que le Ministère d’Agriculture, Pêcheries et Alimentation Québec offre un réseau d’avertissement. Un biologiste provincial anime une conférence téléphonique une fois par semaine avec des représentants de chacune des onze zones de la province à partir du début mai pour faire une mise à jour des risques d’infestation ou de maladie. Les producteurs peuvent adapter leurs  interventions en conséquences et ça évite d’utiliser des pesticides pour rien.

La Semaine Verte a diffusé un portrait de la production de sapins de Noël au Québec. Incontournable pour qui veut en savoir plus.

En carton???

Cascades a développé des sapins en carton recyclé fabriqués et conçus au Québec et provenant des bacs à recyclage. Il se range à plat, peut être utilisé plusieurs années et termine sa vie dans le bac de recyclage.

Quatre modèles de 24 à 52″ sont offerts et coûtent entre 22 et 99$ $, plus les frais de livraison de 5 $. On peut passer commande sur la boutique en ligne de Cascades jusqu’au 20 décembre et le sapin est livré en 48h.

Une idée à envisager pour ceux qui ne peuvent pas avoir de sapin naturel et n’ont pas de place pour entreposer l’artificiel, ou encore pour les bureaux. On peut les décorer soi-même ou acheter un modèle déjà imprimé aux couleurs des fêtes. Les modèles tout blanc et tout vert sont intéressants si vous avez des enfants ou une garderie. Une belle façon de faire des bricolages très originaux avec les enfants !

Emmanuelle Arès, chroniqueuse pour Québec Vert.

Qui êtes-vous, Ô lecteurs?

Nous avons mené un sondage en 2010 auprès des lecteurs de Québec Vert (que vous pouvez toujours remplir en le téléchargeant ici).

En voici les grandes lignes:

Abonnement

10,5 ans en moyenne

51 % de 2 à 6 lecteurs/copie

 

Âge

45 à 59 ans         56 %

25 à 34 ans         28 %

 

Type d’emploi

Travailleur autonome/consultant         34 %

Propriétaire d’entreprise         20 %

 

Secteur

Consultants, communications, services, fabrication         40 %

Production en champs ou en serres         40 %

Conception et aménagement         28 %

 

Associations

Membres d’une association professionnelle          36 %

 

Intérêts (articles)

1- Express

2- Nouvelles de l’industrie

3- Fiches techniques

4- Opinions

 

Intérêts (sujets)

1- Tendances et nouveautés

2- Gestion, commercialisation, marketing

3- Végétaux – technique, production, phytosanitaire

4- Main-d’oeuvre – relève, formation, santé et sécurité

5- Aménagement paysager – conception, matériaux inertes, équipements

6- Nouvelles du monde

 

Appréciation

80 % les articles sont intéressants et approfondis

 

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Cet automne dans Québec Vert

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